NAPOLI

23h0, aéroport-Capodichino,
« Quanto ? »,  taxi sans licence « cinque ».
Je m’installe à l’avant, plus de places à l’arrière.
Ceinture de sécurité. Système condamné.
90km/h, pour les stops on verra plus tard.
6,5Km, 8mn, Piazza Garibaldi.
« Death for camora », Eclairage dégoulinant, jaunasse.
Première photo, je souris sans trop savoir pourquoi.
Je remonte la Via Antonio de Curtis.
Voiture bâchée. Œuvre abstraite.
Soleil de nuit.
Je presse la pas, trop de fric sur moi.
Un cœur rouge, une Aprilla dans une vitrine. La Saint Valentin.
1h de marche, Via Fonseca.
Je reconnais le bric à brac à même la rue de Titcho Bello. Férailleur.
La vierge bleue m’accueille.
6 étages, 112 marches.
Je sens la transpiration.
Sourire de Claudia qui me donne les clefs.
Une Morretti, des Linguine alla puttanesca.
L’écho d’un scooter.
Minuit et demi,
Botti, Bam-Bam-Bam !!!
Rouge, vert, bleu des fuochi.
Un anniversaire, une naissance, un mariage.
J’avais oublié.
Je me couche, rincé.
Le voisin ronfle….